Quoi de plus agréable que de se rendre compte des petits bonheurs dans la vie?
C'est bien facile de râler, de se plaindre, de ronchonner pour tout ce qui tracasse l'esprit au quotidien, c'est exutoire également, ainsi le râleur ou encore pisse-vinaigre se déleste d'une partie de sa frustration et de son mécontentement.
Garder tout pour soi, n'est pas une solution en soi, tout dire n'en est pas une non plus.
Le juste milieu serait de savoir se soulager quand il le faut et de garder le silence au bon moment également, cela dit ce n'est pas toujours évident et pour cause.
Combien d'entre nous se posent et se reposent inlassablement la ou les mêmes questions tout au long d'une vie, à savoir que faisons-nous ici (sur terre...) à quoi riment nos vies, où nous mènent-elles? Oui c'est frustrant de savoir que peu importe nos actes, nos réactions, nos décisions nos vies se termineront tôt ou tard, oui c'est rageant de vivre une vie de maladie, de souffrance et oui c'est injuste de vivre une vie faite de misère et de malheur. Mais finalement est-ce que nous nous rendons bien compte de la vie que nous menons? De la chance que nous avons? Du bonheur que nous vivons?
D'accord, on le sait, on est obligé par la force des choses d'accepter que nos vies arriveront plus ou moins tôt ou tard à terme, mais prenons-nous vraiment conscience de la chance que nous avons?
Hier on m'a dit que j'étais une raison de vivre, au début ça m'a un peu interloqué, puis je me suis dit que tout était prétexte à vivre, plein de choses sont des raisons d'être en vie. La famille, les amis, les personnes, les animaux, les choses qui nous sont chères, toutes ces entités constituent des raisons plus ou moins importantes de vivre. D'accord toutes les familles ne sont pas 'saines', d'accord tout le monde n'a pas la chance d'avoir des amis valables, mais chacun peut trouver une petite 'chose' une petite raison qui le rattache à la vie, la première : soi-même.
Quant au bonheur, combien d'entre nous répètent sans cesse qu'ils voudraient connaître le bonheur, savoir ce qu'il en est réellement.
Mais comment goûter à cette plénitude sans savoir auparavant ce qu'est le so-called malheur, la souffrance et la douleur pour les intimes...
Le bonheur est souvent comparé à tort à l'extase, à un état proche de la béatitude, tandis que pour moi ce n'est pas une définition juste.
Les états béats, ou d'extase font naturellement partie d'un état heureux, mais à mon avis ce ne sont qu'une déclinaison -éphémère- du bonheur poussée à l'extrême des sensations physiques et mentales.
Le bonheur concrètement, c'est de se lever le matin, d'être debout sur ses deux jambes, de voir le soleil de ses propres yeux, d'entendre les oiseaux chanter, d'humer l'odeur de l'herbe mouillée et de sentir la caresse du vent sur sa peau. Le bonheur c'est de pouvoir ressentir ne serait-ce qu'une seule de toutes ces choses, même si la vie ne nous a pas pourvu de tous les sens, car celui qui n'a plus la pleine possession de ses 5-6 sens, n'est pas forcément le plus malheureux, au contraire, souvent il s'est rendu compte avant les autres de la chance qui lui restait.
Je connais beaucoup de personnes qui vivent avec un handicap moteur ou mental, sont-ils de ce fait moins heureux, ou moins apte au bonheur? Je ne pense pas.
Je pense que c'est à chacun d'ouvrir ses yeux et de prendre conscience de la chance qu'il a de vivre cette vie.
Oh je sais combien elle peut être injuste et cruelle cette vie, on ne comprend pas toujours ce qui nous arrive, quelle mouche a encore piqué qui, mais au lieu de se poser des questions futiles, profitons de tout ce qui nous est donné, la vie est trop courte.
Mon philosophisme du jour ressemble à un discours pour les disciples du temple solaire et pourtant je ne suis pas sectaire et je ne fais pas partie d'une secte non plus, lol.
C'est encore l'une de mes 'prises de conscience' hormonales, ou influencée par mes divagations hormonales, c'est fou quelles actions les hormones peuvent avoir sur l'intellect et l'émotif...
Enfin bref, n'empêche que ce n'est pas facile d'accepter le bonheur, d'aller vers une vision plus positive de soi, de sa vie et des acteurs de celle-ci.
Oui parfois ce n'est pas aussi gai qu'on le voudrait, mais ce n'est pas forcément aussi morose qu'il y paraît...
Le tout est de se rendre compte des différents points positifs et négatifs de notre existence.
Mon bonheur à moi, c'est ma famille et mes amis, c'est de pouvoir gambader, de pouvoir chanter, mon bonheur c'est de passer du temps sur une berge au bord de l'eau à regarder la lune rouge se lever en compagnie d'un être charmant.
Je vis intensément chacun de ses moments, puis je les conserve jalousement dans mon c½ur et ma mémoire et je me les remémore les jours plus sombres...
Et les coups durs? Les malheurs? Je ne vous mentirai pas, oui c'est vrai je les ai tous consignés et enfermés dans une grande armoire derrière moi, j'ai passé du temps adossée à la porte de celle-ci pour essayer de contenir tout ce qui s'y trouvait, en vain car parfois elle s'ouvre brutalement et laisse éclater les différents événements que je refuse de regarder en face, que j'ai refusé d'accepter et de vivre, car je voulais passer aussi vite que possible à côté de la douleur occasionnée.
Alors vivre à 300 à l'heure c'est bien gentil, mais ce n'est pas bon pour soi, ce n'est pas bon pour moi.
Ouvrir le placard, sortir les déchets, trier, consigner, ranger et finalement se rendre compte "au bout du compte qu'on est toujours tout seul au monde"... heu ou pas.
Disons que ça demande pas mal d'efforts et d'énergie, mais si on le fait c'est pour soi, pour son bien, son bien-être, afin de retrouver un équilibre et de se sentir mieux dans sa vie. Car il n'est pas toujours évident de comprendre qu'on s'est trompé, qu'on n'a pas forcément une vision objective des choses et que la 'souffrance' et les tourments qui nous rongent de l'intérieur peuvent être résorbés afin que l'existence soit plus digeste, plus paisible, plus sereine.
C'est un travail de longue haleine, et s'y atteler n'est qu'un début, mais un début tout de même. On a l'impression de faire des pas de fourmi, mais au bout d'un moment les résultats se font sentir.
Je sais bien que je suis une jeune femme versatile sur certains points, d'ailleurs comment peut-on passer d'une journée déprimante à un lendemain exaltant? Réponse : en quelques rebondissements hormonaux...
Vous pensez bien que je m'en rends compte, je ne suis pas stupide, mais ça fait mal de voir ça. Parce que je sais que cela n'est pas dû à moi-même, que cela dépend encore de ces fichues hormones...
Demain, j'ai des questions à poser, beaucoup d'interrogations à soulever et des choix à prendre en compte, j'espère que j'obtiendrai des réponses à certaines de mes questions, j'espère que je serai assez robuste pour entendre ce qu'on a à me dire, que j'aurai la capacité à comprendre ce qui affecte ma santé au jour d'aujourd'hui.
Ma 'nouvelle' vie je la rêve, celle ou j'irai mieux physiquement, celle ou je ne dépendrai plus des fluctuations d'humeur, celle où je continuerai à réaliser les rêves que j'ai jadis commencé.
Elle est déjà là cette vie, elle est simplement en berne, prête à être dépoussiérée avec un peu d'assurance et quelques réponses.
Je pense à toutes celles et tous ceux qui savent combien il est difficile de croire en de meilleurs lendemains, mais la vie nous réserve toute sorte de surprises, j'espère que j'en aurai de bonnes :)
A toute....