Mes nerfs...

Je ne sais pas ce qui se passe aujourd'hui mais j'en ai assez!

La semaine dernière fut éprouvante et agaçante, certes de belles et bonnes choses égayèrent ces quelques jours, cela dit je pensai qu'il en était fini de ce temps pourri, cela ne fait que de perdurer!

Hier, avec 4 heures de sommeil dans les lattes et une tête de déterrée, j'ai fait face à une grosse journée de boulot, j'ai traduit plus de 500 occurrences et quand j'ai voulu rentrer toute sorte de contretemps m'ont contraints à rester très patiente et à repousser mon heure de rentrée.

Au final j'étais dans mon lit à une heure presque raisonnable, le sommeil se laissa désirer, mais bon...

Arrive ce matin, non seulement j'ai passé une nuit à chier, entre cauchemars et froid sibérien, mais en plus j'ai eu droit au double réveil, d'une part du téléphone de ma coloc puis de mon amie et toubib... je voulais me lever plus tard car je vais faire des heures supp ce soir, mais non, à 7 heures du matin il fallait déjà m'agacer...
Bien entendu le bus, le tram et mes collègues se sont passés le mot pour me gonfler plus que de raison aujourd'hui, ainsi je fus accueillie avec un bon vieux coup de 12 au travail ce matin.

Simple problème, je n'ai encore rien dit, je n'ai encore fait aucune remarque, aucune allusion, aucun commentaire. Cela ne saurait tarder. Ensuite on dira que je suis la méchante, la vilaine Nath, vous savez quoi, et bien oui, exécrable immondice qui va vous pourrir le cerveau autant que vous me pourrissez l'humeur...
Merde aussi, je ne pense pas être odieuse sans raison, je suis quelqu'un de réellement gentil, cependant apparemment certaines personnes se disent qu'on peut abuser de cette gentillesse et que je ne dirai en l'occurrence ferai jamais rien.
Non, je ne suis pas stupide et quand l'énervement laissera place à l'intellect, ça promet d'être festif.

J'ai la rage et l'envie de tout "balancer" autour de moi, je me doute bien qu'il ne faudrait pas se mettre dans de tels états, mais je vous en prie passez deux jours à vous geler, au bureau comme à la maison et ensuite laissez quelques heures de sommeil au Diable, vous verrez votre tête!

Je vais sûrement me calmer plus tard, revoir cet article et me dire "oh non Nath tu n'aurais pas dû écrire ça" et puis mince alors, oui c'est moi la tête de cochon 3 x par mois... Ceux et celles qui me connaissent le savent bien, le matin (au réveil) ne pas me réveiller (enfin tout dépend comment on s'y emploie...lol), ne pas me parler, ne pas m'énerver et surtout surtout me laisser tranquille... une heure plus tard vous aurez pour compagnie une charmante demoiselle toute attentionnée et calme... heu sauf si je me prends une soufflante à 8h du matin par ma chef... soufflante qui va et a déjà ricoché, j'adooooooore!

Aux médisants et mauvaises langues qui me sortent déjà "ha ben tu vas peut-être avoir tes règles?" avec grâce et finesse dans le ton, cela s'entend... je vais leur répondre, plus par amusement que par colère, premièrement ça y est Seigneur des anneaux vous êtes devenu(s) gynéco? Ou alors depuis quand êtes vous spécialisé(s) dans la fertilité et le cycle féminin? Remarque je pourrai vous adresser de nombreuses femmes qui désirent un enfant, ça devrait aider pour déterminer les dates d'ovulation... ou peut-être pas, le stress est un facteur gênant dans le désir de grossesse...

Autrement, qu'ai-je encore à balancer? Hum voyons, à tous ceux et celles qui ne donnent plus de nouvelles... alors primo il y a ceux/celles qui ne donnent plus de news, déjà à eux "bonne route, ne croisez pas la mienne, ça me risquerait de me saouler...", ensuite secundo si c'est pour m'envoyer 4 mois plus tard une invitation au dernier concert des faux tolérants qui se disent si cool, ça va merci, je connais les sites qui indiquent les soirées à Strasbourg. De plus si c'est pour m'envoyer ensuite votre plus beau fichier Powerpoint (pps) sur l'amitié la vraie, les amis pour une vie et je ne sais quelle autre connerie, non merci... l'amitié c'est de bouger son cul pour décrocher un téléphone et envoyer au minimum un sms... mince alors! Et pas un sms à l'instar de ces fameux mails, où si on brise la chaîne de 42 personnes en 24 minutes, on sera malheureux le restant de sa vie, et ça c'est le genre de mail qui me gonfle vraiment!
Hum sinon, si c'est marrant why not, cela dit parfois ça ne me fait pas rire!!

Quant aux soi-disant tolérants, si, si ces personnes qui disent ne pas porter de jugement et qui vous laissent soi-disant faire ce que vous voulez, eux ce sont ceux que je préfère.
Quelques exemples, voyons je ne suis pas comme ça! Faux roots ou Rastas déguisés, tiens donc ces espèces de ragga-rasta-roots qui ne connaissent décidément rien au mouvement Rasta initial, qui parlent de tolérance et de respect alors qu'ils te matent de haut en bas parce que tu n'es pas habillé comme eux au concert de leur vie... à ces faux roots si cool et tolérants qu'ils ne te donneraient pas une clope tandis qu'ils ont deux paquets plein, ne parlons même pas des feuilles... bref, ces personnes là m'énervent, elles se disent libres et prétendent être tolérantes, tandis que leur attitude, leur comportement et même leur manière d'être dénote tout le contraire. Faux roots, passez votre chemin.
Sans transition cela m'amène aux personnes à qui vous pouvez filer indirectement un bon tuyau ou un coup de main dans votre vie, sur le coup vous êtes quelqu'un de formidable, une personne si ingénieuse et brillante... ce ne sont parfois que des idées qui jaillissent, enfin bref, peu importe ces mêmes personnes qui vous oublient du jour au lendemain, qui jouissent ensuite des avantages ou des bienfaits de quelque chose qui aurait pu ne pas se réaliser, ils disparaissent... à la rigueur, je ne fais pas les choses pour une contrepartie ou une reconnaissance quelconque, je le fais de bon c½ur, ce qui m'énerve moi, c'est ensuite de voir non seulement l'indifférence et l'ignorance dans leurs yeux, mais cette espèce de dédain et d'arrogance qui leur fait croire qu'ils valent bien mieux... c'est ça vous avez raison... restez dans les hautes sphères de votre stupidité... je préfère être là en bas alors...
Ah oui et jouissez bien de vos avantages avant qu'ils ne disparaissent tels des mirages...

Venons-en directement à tous ceux ou celles qui prétendent être mes amis, oh remise en question de personnes chères à mon c½ur, c'est bien pourquoi ça me pince un peu à cet endroit.
Ami, vous avez dit ami? Hum voyons c'est ceux/celles qui essaient d'avoir de mes nouvelles, qui se soucient un peu de mon sort et qui auront quelque chose à curer de ce que je vis, fais ou ai vécu...

Chers amis, vous faites partie de ceux là, bougez vos fesses et montrez moi combien on est amis alors... ou alors pas, finalement ne vous cassez pas la tête pour rien, si ça vous saoule, je vous en prie, ne vous faites pas violence.
Je ne parle bien entendu pas de ceux/celles qui se reconnaitront, à qui je tiens, qui sont présents malgré les apparences, je vous embrasse bien fort...

Pour finir, moi, et oui toujours moi, moi, moi...
Voilà bientôt un an que je tiens ce blog, j'ai eu un tas de remarques sympas, désagréables ou tout simplement débiles... au début j'ai fait ce blog pour moi et aussi mes amis (+ famille), l'accès était restreint et je n'avais aucun "souci". Du jour au lendemain je me retrouve avec un profil, des personnes viennent me parler, me lisent et se permettent toute sorte de commentaires...
Alors à ceux ou celles qui m'ont fait de "gentilles" remarques, merci c'est gentil, je n'en rajouterai pas au risque de devenir déplaisante.
A ceux qui m'envoient des témoignages de pitié et de compassion, je leur dit non merci c'est gentil, je ne suis pas à plaindre, je ne suis pas là pour que vous me jouiez du violon.
A ceux qui croient que je fais une psychothérapie en ligne, alors d'un je vous emmerde, c'est clair et honnête, de deux oui et alors, d'ailleurs je fais encore ce que je veux... et de trois allez voir ailleurs si ça ne vous plaît pas, d'ailleurs je m'en fiche que ça vous plaise.
A ces personnes qui jugent et se permettent de laisser des observations on ne peut plus méchantes et blessantes, je répondrai simplement, qu'heureux sont les simplets, restez débiles vous irez loin...

Ai-je omis quelque chose? Hum je ne sais pas, je vais finir ma logorrhée, un besoin pressant de cracher mon venin aujourd'hui, si seulement on pouvait arrêter de me gonfler aujourd'hui... j'ai compris je vais envoyer bouler les bonnes personnes, ça va être chouette!

Ah si dernière chose, jugez, pensez ce que vous voulez de moi à partir de mon blog ou des apparences, vous êtes très malins et à la rigueur vous n'avez qu'à continuer ainsi, vous si intelligents et perspicaces, tolérants et sagaces que vous saurez à vue de nez comment me jauger, qui je suis et ce que je fais!

A bon entendeur salut!
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# Posté le mardi 20 novembre 2007 05:27

Modifié le mardi 20 novembre 2007 05:43

Semaine 5/5 ;)

Semaine 5/5 ;)
A l'attaque, semaine 5 je t'aborde tel qu'on accoste un dentiste avec une rage de dents, contente de persévérer, encore un peu peureuse de tâter, mais on y arrive voyons... force de caractère et de volonté.

Alors quoi de neuf, niveau poids rien, à part une très belle entorse pour les 20 ans de ma petite s½ur (4 parts de gâteaux) qui m'a valu un demi-kilo de plus sur cette bonne vieille trémie peseuse, lol. Et le moral va plutôt bien, je n'ai pas à me plaindre.

Alors voilà comment je vois la semaine 5, nous démarrons avec un lundi haut en couleurs, riche en travail et pauvre en sommeil, car oui 4 heures de sommeil ça n'est pas une nuit. Mais qu'ai-je encore fait... nous dirons pensé, réfléchi, et puis peut-être tout simplement eu une mauvaise nuit, quelque peu insomniaque.
Oui je reste une grosse "cogiteuse"... si seulement le bouton "Off" fonctionnait à partir de 22h cela ne pourrait que me faire plaisir.

A quel sujet ai-je donc bien pu réfléchir, et bien chers amis figurez-vous qu'il y avait bon nombre de choses que jusqu'à lors j'avais occultées, je ne voulais tout simplement pas y penser et maintenant ça se réveille... et merde!
Auriez-vous cru que moi, la "cultissime" Nath (morte de rire... en ce moment même le mot n'existant pas Word propose 'nullissime' à la place) serait capable d'être plus stupide qu'une antilope écervelée après que son encéphale ait été mastiquée par une horde de prédateurs sauvages? Si, si je vous assure ma propre connerie m'effraie, pourtant je le sais bien je suis loin d'être bête, à certains moments, dans certains situations je peux pourtant être si stupide.
Faut-il dès que je suis impressionnée que mon cerveau se peroxyde à la Vitesse de la lumière et que mes propos soient dignes de Loana en pleine découverte de son cerveau sous l'eau...?
C'est assez étrange comme sensation, je suis plutôt sûre de mon intelligence, je sais qu'à certains moments je peux être aussi brillante que je suis débile (si, si croyez-moi, je peux être d'une débilité profonde, demandez moi d'ouvrir une barquette à ouverture facile... non seulement je ne suis pas douée, mais en plus j'arrive à faire des trucs avec la barquette que vous n'imagineriez pas en rêve...).

Alors quand et pourquoi perds-je mes moyens, sans aucune autre solution que mettre cela sur le compte de ma blonditude extrême... déjà lorsque j'ai des interlocuteurs intellectuellement stimulants et "à la hauteur" en face de moi. Au boulot par exemple, un chef de service remarquable, m'accorde souvent une oreille, intéressé par quelques idées il se laisse facilement surprendre, dès l'instant où je me suis rendue compte qu'il était intelligent, je suis devenue "loanesque"... au secours!
Autre exemple, je vendais des peintures à l'huile il y a quelques années, je faisais des présentations aux types les plus bourgeois et fortunés, chefs d'entreprise etc. à l'instant où je me rendais compte que l'interlocuteur était brillant, je disparaissais... pas toujours mais si souvent...

Pourquoi, pourquoi... serait-ce une explication que d'avancer que pendant des années mon babillage resta sans valeur ni sens, que la plupart des interlocuteurs assez doués pour comprendre se cachaient assez bien pour ne jamais pointer le bout de leur nez...?

Non j'ai oublié quelqu'un, mon amie et médecin, la doctoresse, elle a toujours su que j'étais précoce, elle m'a souvent écoutée et également conseillée.
Mon père et mon grand-père maternel, eux aussi ils sont dotés d'intelligence à un haut degré, mais plus difficile déjà de communiquer.
ET puis il y a toutes ces autres formes d'intelligence, celle de ma mère par exemple, pragmatique, nette et presque sans bavure...

D'ailleurs ne confondons surtout pas intelligence et culture générale, brillance et connaissances "locales"... l'intelligence c'est en quelque sorte l'art de trouver (rapidement ou non, peu importe) une solution (adéquate) à un problème (donné).
Définition quelque peu succincte, je le conçois, cela dit ça devrait suffire pour une fois! ;)

Bref, pourquoi et quand d'accord, mais ce que je ne comprends c'est comment j'arrive à sortir de telles inepties, tandis que j'ai tout autre chose dans la tête et dans le c½ur... bah restons conne, le monde leur appartient...

Et sinon, je suis fière de moi, je continue la so-called "diète" et je ne lâche pas l'affaire, la santé, toujours la santé, tchin!

Bref, quelques pensées peu vertueuses me traversent l'esprit (du chocolat, non bien pire) à tel point que je vais faire une pause, ça doit être la fatigue qui me fait avoir quelques hallucinations (je voyais déjà Brad avec la limou me dire : "tu viens ma puce on va au Hammam, ça va te détendre") oh Turquie, dans mes doux souvenirs, tu étais une destination plaisir (heu enfin presque on ne s'emballe pas, j'étais partie avec ma grand-mère...)...

D'ailleurs un voyage en Turquie c'est le cadeau que nous souhaiterions faire à notre chère maman qui fête dans très peu de temps ses 50 ans, avis aux donateurs fortunés, amis et famille, veuillez me contacter pour tout allègement substantiel de votre porte-monnaie... ^^

Bon, je vais continuer à fantasmer sur quelques idées détente pendant que je traduis d'innombrables termes comptables, juridiques, immobiliers et autres, qui ne me font guère l'effet de mes jolies pensées...

Et bien, chers tous, je vous souhaite une belle semaine, que tout se passe 5/5!

A toute!
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# Posté le lundi 19 novembre 2007 08:10

4ème semaine, me voici :)

4ème semaine, me voici :)
Semaine 4 du programme "Sauvez Nath" à l'instar du célèbre cétacé, encore faut-il prendre en considération que je n'ai à perdre que quelques kilos et pas tonnes ;)

Et bien où en sommes-nous chers amis? J'ai l'honneur de vous communiquer un très fier -4.5kg environ, ce qui me fait tout de même du bien physiquement je dois l'avouer...

Moralement, c'est une autre histoire, que je vais en partie vous conter.
Il était une fois une petite Nath, qui autrefois lorsqu'elle était petite se ruait sur de la nourriture pour se consoler de différents chagrins, l'absence injuste de son papa pendant un mois, la férocité et l'autorité de sa maman qui ordonnait sans pitié tel un despote sanguinaire, l'obligation d'être une mini-maman à un âge où toutes les autres petites filles jouent encore à la Barbie, bref un tas de choses, dont elle ne se plaignait pas tellement et pour exister elle découvrit deux choses, la première le fait de toujours dire "non" à chaque ordre, puis exigence, puis finalement demande; la seconde le bonheur de manger des choses sucrées qui adoucissaient son chagrin, sa peine et lui donnait un sentiment de réconfort et de quelque chose d'agréable...
Le palais devenait ainsi l'unique conducteur entre les peines et les bonheurs d'une petite fille assez intelligente pour comprendre que quelque chose n'allait pas, cependant trop émotive, fragile et sensible pour entreprendre quoi que ce soit (trop jeune aussi)...
Or l'inconscient ne connaît pas de limites temporelles et engrenée dans un rouage aussi complexe qu'efficace, la petite fille continua sa croissance, mais également son réconfort en abondance. La technique fut adaptée sur le moment, il y avait sûrement mieux, moins destructeur, mais c'est tout ce qu'elle trouva à l'époque.
Un jour elle comprit qu'elle n'était pas heureuse ainsi, pas de petit copain, une année de fac dans le caniveau et un regard tellement laid sur soi-même, qu'il n'était pas possible de rester telle quelle.
En regardant dans le miroir, elle ne se vit pas et fonça tête baissée dans une absurdité, la consommation excessive d'hommes, de "drogues" ;) et l'absence de toute alimentation stable et normale : l'anorexie mentale. Manger équivalait à grossir, à s'enlaidir, le plaisir alimentaire erroné qu'elle s'était toujours donné devenait tout opposé, un poison nocif qu'il ne fallait surtout plus ingérer.
La perte de poids fut spectaculaire, cependant tout aussi néfaste qu'elle avait eu lieu, la restriction était totale, la nourriture une abomination et le regard qu'elle portait sur elle en se regardant dans la glace n'avait guère changé.
Un jour en allant dans une boutique de vêtements elle demanda une jupe en taille 46 (avant elle faisait du 52!) et là la vendeuse lui dit gentiment d'un air interloqué, mais Mademoiselle, un 42 irait TB. Elle acheta le vêtement sans grande conviction plutôt choquée par la nouvelle, que réjouit par celle-ci... ceci montre bien à quel point elle ne se voyait pas...
Les années passèrent, elle vécut avec quelqu'un pendant longtemps et le poids perdu revint en partie, environ la moitié. Son regard devenait de plus en plus faux, de plus en plus laid, elle se voyait comme un monstre mi-loup-garou mi-ogre qui n'avait pas le moindre trait d'une jeune fille, et pourtant quand elle le voulait elle pouvait être si sexy ;)
Au final la petite fille est devenue grande, c'est une jeune femme, cela fait à peine quelques mois qu'elle est célibataire et que grâce à quelques personnes, dont sa frangine et meilleure amie elle se voit enfin d'un meilleur ½il, sous un meilleur jour :)
Loin de l'image du monstre aux longs poils et aux longues dents, jaillit une jolie jeune femme, ronde, sensuelle, un peu moche les vilains jours, mais si charmante et jolie les autres jours...

Alors maintenant qu'elle s'est enfin acceptée, qu'elle s'apprécie enfin et qu'elle arrive même à s'aimer, il faut perdre du poids, vite, vite, attention c'est pour la santé de surcroît! Et bien merde, maintenant on en est là...

Au final oui je me sens bien, je me trouve jolie et j'ai compris qu'avec ou sans tous ses kilos je serai toujours aussi jolie, sympa, drôle, débile et têtue qu'auparavant, tout ce poids dont j'ai toujours eu besoin, ces kilos de mon passé, sans lesquels je pensais ne jamais pouvoir surmonter certaines choses, finalement je comprends que je peux m'en passer. C'est difficile vous savez, chaque kilo c'est une petite partie de moi et de mon passé, mais il est aujourd'hui nécessaire de les laisser s'envoler :)

Au lieu de m'aider comme je l'ai si longtemps cru et pensé, ils ne font que de me ralentir et de me peser (à tous les niveaux) et même si au jour d'aujourd'hui je suis toujours "bonne à consommer" dans quelques mois, attention Mesdames, Messieurs, ça va en jeter ;)

Plusieurs choses importantes m'ont permises d'avancer et de mieux prendre conscience de mes problèmes de poids.

1) L'image de la femme, mon image est erronée, pour moi la femme mince est chétive, fragile et vulnérable... finalement je me rends compte que c'est totalement faux, je peux vous dire que grâce à l'une de mes collègues de boulot qui ne s'en doutera peut-être jamais, l'image que je redécouvre est bien plus soignée, à Sybille D. une femme extraordinairement belle, ni mince, ni épaisse, ni brillante, ni bête, drôle, pimpante, désinvolte et charmante, je dirai un jour un grand merci, car si je dois prendre un modèle de femme comme base, c'est elle que je choisis :)

2) Je ne suis pas un bonhomme... oué oué je sais bien, je suis une nana, mais franchement avec bien plus de couilles que pas mal de mecs, il n'y a qu'à voir comment un mec réagi quand on lui épile des poils à la cire sur une surface de 2 cm² - non je n'ai pas de grief à votre encontre messieurs, cela dit difficile pour moi de ne pas me prendre pour un petit mec, moi qui étais garçon manqué plus jeune...- remarque je supporte assez bien l'épilation, je dois être une vraie fille alors :)
C'est donc à travailler et à mettre en exergue, "Oh I'm just a girl... take a good look at me..."

3) Si votre enrobage se rapporte à votre entourage, fuyez la garnison, fuyez les petits plats maison, non maman j'adore tes mets, ils ne me sont cependant pas toujours adaptés...
Mon amie la nourriture, il faut comprendre qu'elle m'a accompagnée à tous les moments, telle une cigarette pour les fumeurs, je comprends aujourd'hui que la nourriture peut être nocive, tout comme elle peut être bénéfique, la nourriture n'est pas une saloperie, ce n'est pas non plus un palliatif ou un exutoire à ce que l'on cherche à étouffer et à cacher au fond de soi.
Réapprenez à manger avant de vouloir tout chambouler... la diète c'est pour les athlètes, l'équilibre c'est pour tout le monde...

Bref, tout ça pour vous dire que je suis fière de moi pour l'instant, que je remercie Marie pour son soutien, ses encouragements et sa motivation (d'ailleurs j'en profite pour lui dire bravo!)... ainsi que pour les ongles, qui repoussent également en solidarité aux siens... :)

Je dédie cet article à mon amie Liz, nous sommes quelques unes tu sais qui vivent, ressentent et souffrent même parfois des mêmes maux sans pour autant toujours pouvoir y mettre les mots (tous) justes.

A toute! ;)

Nath
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# Posté le mardi 13 novembre 2007 06:30

Fin de la semaine 2 début de la semaine 3 et de 3...

Fin de la semaine 2 début de la semaine 3 et de 3…
Voilà j'attaque la 3è semaine de "diète" ah ce fichu mot, ça me saoule, je ne fais ni un régime ni une diète, je rééquilibre mon alimentation, je supprime les gros plaisirs d'antan pour les remplacer par des plus petits et je bois toujours ma potion de grand-mère sous forme de thé pour soigner ma résistance au kilos ou plutôt à l'insuline... enfin c'est compliqué et NON je ne suis pas diabétique!!

Après une semaine bien chargée tant au niveau du travail que de la nourriture je suis montée sur la balance quotidiennement et nous en sommes à -2.6kgs précisément en ce lundi matin... je pense que j'aurai pu perdre un peu plus si j'avais été plus active physiquement et si je n'avais pas mangé un délicieux bol de riz au crevettes samedi à 3h du matin, mais laissons quelques atouts dans ma manche, le temps de la résistance ne saurait tarder (en général après les 5 premiers kilos perdus...) et c'est là que la piscine et le vélo seront de mise!

Les efforts paient enfin et c'est vrai que les jeans serrent moins, que je me sens un peu mieux dans mes collants ^^ mais moi Nath je ne sais pas trop si cette perte de poids me rend aussi heureuse que cela aurait pu être le cas.

Oui quand on est ado, quand on est un jeune adulte, on désire être svelte, on désire être comme tout le monde et c'est clair qu'à une certaine époque j'aurai fait beaucoup de choses pour enfin pouvoir perdre du poids.
Au jour d'aujourd'hui j'ai enfin réussi à m'accepter à nouveau, à faire avec ce que j'ai (et qui est bien à moi) et à ne plus détester chaque part de gras, chaque bourrelet et chaque disgrâce...
Alors quand on me dit "ha tu vas perdre tant et tant de kilos de graisse, c'est génial!" j'ai juste envie de dire "mais qu'est-ce que vous en savez de ma graisse, qui elle est, d'où elle vient... mais qu'est-ce qui est si génial?!"
On peut le voir comme quelque chose de négatif, d'encombrant et de disgracieux, dans ce cas comment ne pas avoir un mauvais ½il sur soi, comment ne pas complexer. Et puis à l'inverse on peut s'en ficher, accepter, faire avec, sans pour autant que cela nous dérange. Mais il existe bien un juste milieu à tout ça, heureusement d'ailleurs...

Moi, ma graisse et mon passé.
Je n'ai pas envie de combattre mes kilos tels des guerriers sanguinaires prêts à reprendre le dessus à n'importe quel moment de fragilité, je n'ai pas non plus envie d'étouffer dans mon "suif", simplement comprendre comment j'en suis arrivée là, sans pour autant me rejeter 5000 fois la faute.
Il y a bien des choses sous tout ce poids, celui de mon enfance d'adulte où très tôt je passais plus de temps à m'occuper de mes frères et s½urs et à me soucier de leur sort avant de penser à jouer ou à moi. Le fait d'être une "mini-maman" à l'âge de 12 ans pour l'un de mes frères n'a fait qu'accentuer ma croissance précoce et le départ du foyer familial à 14 ans fut une sorte de rupture éprouvante entre les désirs d'adulte que j'arborais et les pleurs d'enfant que je lâchais quand je voyais ma famille partir en voiture après m'avoir ramené là où je faisais mes études, où j'allais au lycée.
Les autres collégiens ou lycéens ils n'y ont jamais rien compris, plus préoccupés par leur dernier habit de marque ou le prochain cadeau qu'ils souhaitaient pour Noël.
Et puis j'ai compris plus tard qu'ils étaient quelques uns tout comme moi à cacher leur souffrance sous un grand silence, je pense à Elise C. au collège qui se faisait battre par sa mère, Eric D. par son père ou Audrey M. qui avait vécu des traumatismes sexuels graves.
Finalement je me suis enfermée dans une bulle, inaccessible aux ignares externes qui n'auraient pas compris la complexité de mon monde, celui que je m'étais fabriqué ou j'étais une mini-reine, sans frères ni s½urs, sans peines ni malheurs, ou j'étais simplement une petit princesse dans son royaume de rêves.

Un jour la bulle éclata, le rêve se brisa et je pris conscience que je n'avais pas évolué en femme, j'étais restée enfant, ma première relation sexuelle me rappela violemment que j'avais vécu un épisode pour le moins affreux étant enfant. Ainsi je cherchais encore et encore à me réfugier dans ma bulle, mais elle n'était plus là, elle avait éclaté.
Au lieu d'évoluer en adulte, en femme, j'évoluais encore en enfant pensant qu'en ignorant la chose elle s'effacerait tôt ou tard. La consommation d'hommes fut ma seule réponse à une vie de femme que je recherchais désespérément et je devenais bien plus "homme" que ce que je ne voulais voir.
Je ne voulais pas me souvenir de leur nom, ni de leur âge, ni même d'où ils venaient. Puis il arriva ce que je n'attendais pas, la brutalité, la violence, celle qu'on peut faire à une jeune fille. Les traumatismes d'antan remontèrent tel un volcan et me submergèrent moi et ma condition de femme-enfant. J'étais passée de 105kgs à 18 ans et d'un look de garçon manqué à 80kgs en jupons et hauts affriolants pour me rendre compte que je ne me reconnaissais pas, que je ne me connaissais pas en fait.
La rencontre de celui qui partagea 6 ans de ma vie, me permit de me sentir femme, de découvrir d'autres aspects de ma personne et pendant 5 bonnes années je me laissais à découvrir les joies de ces femmes "soumises" qui minimisent leurs désirs et sorties au profit d'une vie de couple stable et épanouie, une espèce de routine sécuritaire qui m'accompagnait pendant mes longues années d'études que j'avais reprises par envie d'exercer mon métier, celui de traductrice...

Au jour d'aujourd'hui vous le savez bien, je suis seule (depuis 11 mois!) et j'ai 26 ans, j'ai repris plus de la moitié du poids perdu, mes angoisses retrouvées et mon regard a uniquement changé les derniers mois, non je ne suis pas grosse et moche, je suis ronde et sympathique, j'ai rouvert les yeux et je ne vois pas le monstre, où est-il donc passé?
Je devrais pourtant être satisfaite d'avoir une meilleure vision de moi-même et là ne porte pas le problème je crois.
Maintenant j'ai accepté, maintenant j'aime bien ce que j'ai devant moi, mais je dois changer, c'est le fait de devoir le faire qui ne cesse de me perturber... moi et mon putain d'esprit de contradiction...
Mes kilos ce sont mes années d'enfance, d'adolescence à essayer de masquer les douleurs et les souffrances vécues. Ma graisse c'est ce qui me sert à camoufler toutes ces horribles choses qui peuvent nous arriver. Mon poids c'est mon appel de détresse, comme un cri qu'on n'ose pousser. Mon armure, mon cocon, j'ai compris que je pouvais m'en passer, la vie ne me fera pas moins de cadeaux (ni plus ;) ) et je traîne derrière moi de vieux souvenirs que je dois aujourd'hui cesser d'ignorer.

Chaque jour j'essaie de me dévoiler la face, c'est bien pourquoi j'expérimente les sanglots depuis peu de temps, toutes ces émotions enfouies, ces larmes qui avaient tari et finalement la douleur reste, mais son action sur le corps change, car en crachant ce venin, je vais un peu mieux, c'est pour mon bien.

Au lieu de tout rentrer à l'intérieur et d'ingérer, j'essaie de lâcher petit morceau par petit morceau ce lourd passé qui pèse dans mon c½ur, la chose n'est pas facile et je vois que c'est bien moins évident que ce que je pensais, sinon pourquoi suis-je plus triste qu'heureuse quand je vois un kilo en moins sur la balance...?

Une partie de mon travail va porter sur cet aspect, c'est une première piste sans pour autant être la clef de tous mes maux. Cela dit je pense que je suis sur la bonne voie, cette semaine c'est la 3è, j'ai arrêté de ronger mes ongles en solidarité à Marie M. (pour l'anonymat, mdr) avec qui je partage l'appart et je vous donne des news dès que possible quant à la suite des événements :)

Bonne semaine à tous! :)
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 06:27

1re semaine, 1er kilo en moins...

1re semaine, 1er kilo en moins…
Petit bilan hebdomadaire (alors que je pourrai vous écrire tous les jours et toutes les nuits quand je rêve de chocolat et de gâteaux et de... c'est bon!) afin de vous tenir au courant de l'évolution "kilographique" de la bête (moi).

Voilà une semaine que j'ai commencé une sorte de médicamentation par les plantes ou phytothérapie, à savoir que je bosse sur les éléments trouvés par les médecins que j'ai consulté les derniers mois, mais comme je veux conserver le plus de marge possible au niveau thérapeutique, j'ai préféré commencer par un dosage "light" de plantes ciblé sur les problèmes qui ME sont propres, ainsi malheureusement mes décoctions ne s'appliquent pas à autrui.
Je tiens cependant à préciser que chacun peut trouver un traitement adéquat pour sa personne et dans mon cas j'ai derrière moi la phase test, je débute la phase ajustement et adaptation.

Bref, une semaine sous tisane et un kilo en moins, un vrai kilo celui qui a fait mine de revenir quand je me suis permis un mac do, mais qui n'est finalement pas revenu!
J'ai fait gaffe toute la semaine, j'ai mangé plus ou moins sainement et les soirs où j'ai craqué, j'ai tout de même essayé de ne pas abuser.
Ce qui fait en l'état un K-1 en bonne et due forme en une semaine.
A ce rythme il me faudra presque un an pour perdre tout mon poids superflu, lol. Non je plaisante, rien en sert de perdre rapidement du poids, ce n'est pas le but, je n'aimerais pas reprendre le double ensuite.

Alors oui au début j'ai un peu crevé la dalle et ma dépendance toxicologique au sucre n'arrangeait rien. Petit à petit j'ai essayé de me déshabituer de l'envie de sucré, peu évident je dois l'avouer.
Mais, courage et force de caractère sont des aides précieuses et progressivement, le sucre ne devient plus aussi nécessaire et l'envie de prendre soin de soi s'accroît.

La fin de semaine marqua une petite tolérance pour un mac do tout de même contrôlé et plus dirigé vers la salade que vers les frites...
Il reste important de se faire de petits "plaisirs", j'ai bien entendu dit petits...

Nous attaquons donc la semaine 2, objectif minimum 1 kilo, maximum 2. Comme je suis en phase d'adaptation de ma phyto-médication, je rajoute encore cette semaine un antiandrogénique (pour mes problèmes d'hormones) et un détoxiquant (pour les toxines) afin d'épurer mon organisme.
Mon corps commence à avoir les premières réactions face au traitement, je cours dans les magasins en hurlant "pipi, pipi!!!!!" comme quand j'avais 5 ans, mes intestins ont eu du mal à coopérer (j'ai dû les soudoyer) et ma tête ne comprenait pas trop ce qui se passait. Cependant une fois que le corps s'adapte, on se sent vraiment mieux.

Bon, voilà, semaine 2 nous y voilà. A partir de 5 kilos en moins je ferai des photos ;)

A toute!

# Posté le lundi 29 octobre 2007 06:42