Aux perles de peine, séchez...



Que dire? Que j'ai mal, que je ne supporte plus la douleur, que je deviens infecte avec ceux que j'aime à cause de ça? Que je ne sais même plus comment je m'appelle, ni comment réagir envers les autres?

Oui c'est tout ça, je pète les plombs.

Des semaines que je ne trouve plus le sommeil. Les raisons sont multiples, simples, même évidentes: le traitement, un chagrin et la certitude de savoir que mon comportement blesse autrui dans ces moments là.

Je ne sais pas, je ne sais plus. Je perds la raison ou est-ce la raison qui m'abandonne? La cohérence de mes propos en prend une claque. Sérieuse? Mais oui je suis sérieuse.

Chanceuse aussi, certains essaient de comprendre et de me soutenir, à leur manière, à leur échelle. Je ne comprends pas leur aide, ils ne comprennent pas ma souffrance.

Je le voulais, maintenant c'est ainsi. Oui je le voulais ce putain de traitement, je connaissais une partie des risques, mais pas le facteur X. Je vis avec le facteur 3XL, réaction personnalisée au traitement.

Que dire? A vous. Pardon. Et merci.

Je suis à bout aujourd'hui, à chaque manifestation des effets indésirables et non désirés, il y a un truc qui coule le long de ma joue. Quand j'écris à ma meilleure amie que je lui demande pardon pour mes paroles blessantes, ça coule. Quand je lui écris ce qu'elle représente pour moi, ça coule encore.

Pourtant seuls les films M6 parvenaient à me faire sangloter autrefois. Parce que j'étais à fond dans l'histoire. Maintenant l'histoire c'est moi, j'ai ma propre histoire à la M6.

Et j'essuie vite, avant que quiconque ne perçoive. Et ça recommence tous les soirs dans mon lit. Au milieu de la nuit quand j'ai mal. Et le matin parce que je n'ai pas récupéré.

Est-ce l'accumulation de toute cette flotte que pendant des années j'ai stockée? Peut-être.

Rien, ne me fait pas pleurer. Tout, non plus. Une bêtise peut me faire pleurer. Une surprise, me surprendrait.

Mais pourquoi pleurer? Ca soulage? Bof. Ca donne envie de se moucher et on ressemble à un chinchilla qui a trop fumé ensuite.

Et pourquoi n'en ai-je pas parlé? Pourquoi, oui?
Qu'auriez-vous pu y changer?
Offrez-moi les mouchoirs, j'ai assez pleurniché. Je voulais le dire, je ne pouvais plus le garder. Maintenant vous savez.

Ca ira mieux, mais mieux n'est pas encore de retour. En attendant, que faire? Pleurer?
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# Posté le jeudi 13 mars 2008 08:46

Une vie virtuelle?

C'est encore moi et mon esprit torturé qui viennent se confier online... esprit je suis là...
Alors voilà, mon dernier délire, c'était de croire que j'avais une vie on ne peut plus irréelle... heu virtuelle, si, si... www.virtuallife.fr (ne cherchez pas, c'est virtuel...)

Tout a commencé avec mon mari virtuel, vous vous souvenez. Encore l'un de ces types qui a besoin de stabilité, c'est-à-dire de rester avec quelqu'un tandis qu'il n'est pas bien et qui veut tout de même profiter des joies de la vie et du fait de m'avoir connu... mais oui et la marmotte elle emballe toujours... mais elle a troqué le chocolat contre des préservatifs aromatisés dans des pochettes couleur...

Bref, entre absence de signe, puis remaquage avec l'ex et tout ça, il s'avère que je suis à nouveau la bonne poire de l'histoire, sauf que cette fois-ci la donne a changé, marre de tous ces petits cons qui ne savent pas ce qu'ils veulent, alors hasta la vista baby... avec un ½il ensanglanté et quelques trous de balle dans la veste, à l'instar du célèbre film... LOL je pense que ça calme d'avoir vu ça...

Comment ? Tu veux me rencontrer? Je suis une fille super, gentille, jolie, drôle et sexy? Ah hein...
Et mes yeux sont superbes sous la lueur de la cam, tant qu'on y est...
Allé je suis méchante là, je la concède celle-là, il est adorable, marrant, un tantinet con et il a un sale caractère, je l'aime bien en fait.
MAIS, si tu n'es pas célibataire, non merci, j'ai déjà donné, souvenez-vous de la dernière histoire, ohlala... heureusement que c'est fini!!!!

Bon alors voilà, je suis dans la merde, parce que c'est l'homme de mes rêves virtuel et il n'est pas libre... pffff, la poisse...

Entretemps j'ai découvert que j'avais une souris virtuelle chez moi, si, si je vous assure, voilà samedi matin que je me réveille en entendant du bruit, comme si une bête farfouillait mes affaires. J'étais encore à moitié endormie, et ayant une peur panique des souris, je me suis aussitôt rendormie, au cas où... tu parles, j'ai rêvé que Jerry me faisait la peau, que Cortex et Minus s'invitaient chez moi, sans compter Speedy Gonzales bien sûr!!!!
Ma voisine de chambre a vécu la même scène en pleine nuit. Mais pas de trace de la souris virtuelle.
Ah je vous jure s'il y a l'une de ces satanées bestioles à la maison, j'appelle le dératiseur... ou je lui coupe la tête à la machette, au choix...

Au final je suis allée voir mon papa hier. Il est toujours à l'hôpital. Ca lui a fait très plaisir que nous passions avec Marie. Même si le boulot et ma santé m'usent, il fallait bien ça.
Puis c'était parti pour une folle séance de coiffure, mèches blondes et coupe pour Nätsch, j'espère qu'elle est contente!!!! :)

Enfin de retour, je me suis posée une question, ma vie est-elle virtuelle?

Bah oui, j'ai un chéri virtuel, un journal intime virtuel (mdr), une souris virtuelle chez moi et même des poux virtuels... la psychose...
Bon d'accord vous pensez que j'ai trop fumé la moquette, même pas.
Résultat des courses, il faut inverser la tendance, heu pas pour tout, laissez la souris et les poux virtuels où ils sont...

Je vais d'abord commencer par une régénération, pomponnage actif et une fois la santé/pêche retrouvée ça ira déjà mieux. C'est encore un peu fébrile tout ça, mais d'ici quelques jours je pèterai à nouveau le feu (j'espère!) et j'arrêterai peut-être de me tordre de douleurs.
Ensuite opération amant formel, oui, oui ça suffit, la période d'abstinence fut bien trop longue. Je ne sais pas entre non-envie et les choses impossibles que j'attendais, je me suis résignée. J'aurai pu devenir none vous savez!!! MDR
Et finalement je repense à mes vieux préceptes, je suis jolie et cultivée, apparemment mes fesses font régulièrement l'objet de regards avisés, alors je vais rouvrir un peu les yeux et profiter de mes tendres années, ce n'est quand même pas à 80 ans que je profiterai le plus de ma vie... qui sait... LOL

Alors je précise tout de suite, que les plans Q, les petits cons prétentieux qui se la pètent bien haut et les autres pervers peuvent tracer leur route, je préfère encore me reviginiser que d'avoir affaire à eux.
Oui je suis exigeante, normal c'est pour mon bien, j'en vaux la peine.

Peu importe le temps qu'il me faudra, j'ai l'esprit de plus en plus libre et ça me permet d'étendre mon horizon, de voir plus loin dans ma vie. Que c'est agréable en fait!!!!

Je ne suis pas malheureuse, même si certaines choses me font de la peine. Je compte bien continuer ma quête du bonheur et l'harmonie avec moi-même, des buts somme toute bien positifs et qui rentrent dans ma conception des choses, ma vision de la vie et mon état d'esprit.

On définit chaque jour comme un nouveau combat, je vois chaque jour comme un cadeau.
Les malheurs nous empêchent d'être heureux, je pense que sans le malheur on ne peut même pas savoir ce que c'est d'être heureux.
Certains jours sont plus difficiles que d'autres, et entre douleurs, souffrance et idées noires je pense qu'il brille toujours une lueur dans le noir.
Certains événements nous laminent et nous donnent le coup de grâce, c'est avec grâce alors que nous nous relèverons, car malgré une rude chute, il faut se lever pour continuer.
Ce qui est important ce n'est pas le nombre d'amis que vous avez, non ce sont ceux qui comptent, qui vous aiment pour celui/celle que vous êtes et que vous aimez vraiment.
Et je me souviens de toutes ces fois, où ado je n'avais ni ami, ni confident (à part mon hippopotame multicolore en peluche, mdr) j'oubliais que je m'avais moi-même, ma meilleure amie, ma pire ennemie aussi.
Et ce n'est pas chose simple que de comprendre qu'il ne faut pas se faire du mal à soi-même, qu'il n'y a que soit pour s'occuper se soi-même, se faire du bien et aller bien, parfois il y en a d'autres qui vous veulent du bien, ça aide.

Non je ne suis pas devenue gourou d'une secte hyper-positiviste. Mais je sais que certaines personnes vont lire ce blog, qu'elles attendent quelque chose de moi. Et je ne peux que leur donner ma vision des choses, qu'elle leur plaise ou non.
Je parle ici avec sincérité, même si ce n'est pas chose facile de balancer sa vie sur les pages du net, j'assume. Je suis ici.

Merci à vous tous pour vos commentaires, votre soutien, vos rires et vos larmes.
Merci de faire partie de ma vie, comme un trésor supplémentaire caché par des pensées de poussière.

Aujourd'hui le soleil brille, profitez de chaque instant, parfois j'ai peur que tout s'arrête et pourtant il n'y a pas de crainte à avoir.

Et n'oubliez jamais que "quand vous pensez que tout est sombre et noir, brille toujours quelque part une lueur d'espoir" CQFD!
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# Posté le lundi 10 mars 2008 05:56

Alerte rouge...

Et bien que dire! C'est la merde.
Je suis nauséeuse et patraque comme pas possible à cause du traitement. C'est lourd, douloureux, je n'en peux plus en fait. Ca fait des semaines que je ne dors plus, j'ai beau tout essayer j'ai trop mal. Hier ce fut le summum, impossible de dire où ça me faisait le plus mal et tout ce qui me faisait souffrir! Le ventre, la tête, les reins... la migraine a explosé peu avant le bain et après un cocktail de médicaments je suis allée me coucher. Putain quelle merde!

Je ne pensais pas aussi mal tolérer mon traitement, je vais persévérer, jusqu'au bout de mes limites, mais ensuite je ne pourrai pas donner plus.

Hier soir je suis rentrée du boulot en bus et tram, bien sûr le bus était en retard, les lignes de tram coupées et quand enfin j'arrive près de chez moi (dans un autre bus) je vois une petite dame de plus de 80 ans allongée sur le trottoir, j'ai bondi hors du bus, quelques personnes m'ont rejoint dans la rue et il s'avérait que la petite mamie avait chuté.
Les pompiers sont venus pendant qu'elle essayait courageusement de se calmer. J'ai pris son nom, sa date de naissance et ses coordonnées, vérifié qu'elle ne saignait pas, demandé où elle avait mal et nous l'avons couverte avec les deux autres passants, pour qu'elle n'ait pas froid. A l'arrivée des secours elle était en état de choc, elle ne pouvait plus beaucoup parler. Elle s'est fait très mal à l'épaule en tombant dessus et ils ont dû l'emmener à l'hôpital.

Je suis rentrée plutôt choquée par ce qui c'était déroulé sous mes yeux, elle me faisait de la peine cette petite dame. Personne chez elle, personne aux alentours. Je pense que je vais aller lui rendre visite à l'hôpital ou chez elle. Rendez-vous compte, une chute à 86 ans, sur un sol froid en pantoufles et jupe de mamie. Ahlalala!

Bref, ce fut la péripétie de la journée.

Outre cela, voilà que j'obtiens enfin des nouvelles de mon "chéri virtuel" comme je l'avais baptisé, finalement il s'est encore remis avec son ex. Moi je suis un peu perdue là-dedans.
J'ai beau savoir qu'il n'est pas vraiment heureux, je n'ai pas réussi à lui dire tel quel. Je lui ai simplement souhaité d'être heureux. J'espère qu'il est en harmonie avec lui-même et qu'il ira bien. Je lui souhaite sincèrement.
J'adorerai qu'on soit amis, mais là aussi je ne sais pas trop.
Mes amis, j'ai de la peine, car je crois que je dois abandonner mes illusions. Pourquoi ce type là, pourquoi fallait-il qu'il y ait un tel feeling? Je me le demande merde!
Il n'y en a eu qu'un auparavant qui m'ait fait un tel effet, mais c'est déjà de l'histoire ancienne, laissons les fantômes au placard...

Je suis une fille géniale à ce qu'il paraît. Tellement que la génialité fait fuir les hommes. D'accord je suis loin d'être un top modèle cela dit je suis jolie, je souris souvent, j'ai de l'humour et une verve interminable synonyme de mon intellect plutôt blond, lol.
Je suis une personne ouverte d'esprit et vraiment malgré tout ce que j'ai vécu j'essaie de m'en sortir, de positiver et de voir le bon côté des choses. Et là-haut finalement, s'il y a quelque chose, ils pourraient me faire un cadeau non? Non c'est trop demandé, il faut leur arracher chaque parcelle de bonheur, chaque pièce de contentement et chaque instant de lueur. Connards!

Je suis vulgaire, je sais. Pas toujours. Je suis énervée en fait. Ca bouillonne à l'intérieur de moi, car le monde est injuste, cruel.
Les uns mentent, les autres divulguent, fourbes et faux, je commence à en avoir assez. Oui c'est un problème de moi à moi, normal, ce qui me pose problème c'est d'avoir agit en bonne intelligence et en bonne conscience et de voir que finalement ça n'apporte pas grand-chose!
Je pourrai être la maîtresse d'un homme marié pour changer, friqué de surcroît et me laisser entretenir. Ou papillonner avec tout ce qui bouge et m'intéresse. Je pourrais.

Je commence à croire que ça ne s'arrête pas à ça. Pour une célibataire en CDD je suis quand même heureuse. A part le traitement et le désarroi affectif je n'ai pas à me plaindre.
Je crois que je vais faire un peu de shopping aujourd'hui, bouffe, fringues et PQ ;) ça me fera du bien.

Dans ma vision du monde, je crois fermement qu'on est seul à pouvoir faire quelque chose pour soi-même. Je fais.

Et vous? J'ai quelques nouvelles éparses mais je ne sais pas trop comment vous allez. Je pense à beaucoup d'entre-vous: Sonitchka, Fofie, Maïckeul et j'en passe.

Je vous embrasse tous bien fort, en fait tout ce qu'il me faut, c'est 3 verres de vodka et une petite sortie, ça me défoulera et j'aurai un peu moins les nerfs, lol!

# Posté le vendredi 07 mars 2008 03:43

Etats d'âmes...

Voilà quelques jours que je cogite. Il y a plein de choses qui ont évoluées en peu de temps et se faire au changement n'est pas chose facile.

Ma silhouette: je me retrouve presque une dizaine de kilos en moins et bien sûr la seule chose que je trouve à dire, c'est qu'il me faut de nouveaux habits. C'est un fait, évidemment. Et pourtant c'est si secondaire. Je me regarde dans le miroir et je vois quelqu'un. Avant je ne voyais que mes complexes, pour me rassurer je contemplais quelque chose que j'aimais bien et je partais ensuite. En effet, j'ai pris en main la résolution de m'occuper de l'un de ces complexes, que je n'arriverai pas à nommer ici. Depuis je revis, même si l'affaire n'est pas encore dans le sac, je me sens déjà tellement soulagée. Je souris, je lève le menton, je regarde en avant avec beaucoup plus de confiance et ce qui me paraissait être un détail qui m'empoisonnait la vie avant est en train de disparaître pour laisser place à beaucoup de joie de vivre. Un détail, dont l'importance n'était pourtant plus à négliger.

Je n'allais plus vers les gens pendant un temps, ou alors uniquement pour parler succinctement avec eux. Les missions plus sérieuses demandaient du temps et de la préparation, choses que je n'avais pas toujours à disposition. Et finalement, je priai pour qu'un jour ce complexe disparaisse. Je n'y croyais plus vraiment, quand enfin les choses ont bougé. Depuis j'ai retrouvé un sourire que je n'avais plus, un regard affectueux sur moi-même et une certaine confiance en moi.

Bref, tout ça pour vous dire que ce n'est que du positif!

D'un autre côté, l'hospitalisation de mon père a été un événement de taille auquel je ne m'attendais pas. J'ai écouté mon répondeur fixe l'autre jour et j'ai entendu la voix à peine tremblante de mon père, me demandant de la rappeler car il avait quelque chose à me demander, c'était le jour où il est parti à l'hôpital. Dans la foulée j'avais le message larmoyant de ma mère choquée. C'était une sensation désagréable, comme si j'entendais la voix de deux autres personnes, pas celles de mes parents. Avec l'âge, les événements et la force des choses ils restaient tout de même ce "jeune" couple de 24 et 36 ans, qui avait un tas d'enfants et soudain ce n'était plus le père, ni la mère qui m'appelait, mais deux personnes adultes qui avaient besoin de moi. Mon rôle d'aînée prit le pas et le réflexe fut d'apaiser mes parents. De soutenir la madre qui vacille et d'entendre l'appel du padre qui s'inquiète. Ils se serrent les coudes malgré tout ce qu'il y a pu y avoir. Et j'essaie d'être là.

Si la foi m'accompagne certains jours, je crois surtout en la volonté de chacun d'entre nous. L'attitude exemplaire de mon père ces dernières semaines est un modèle pour moi. C'est une personne bourrée de défauts, mais qui a une volonté de fer. Son application, son investissement et sa rigueur lui ont permis de faire baisser significativement son diabète et d'espérer de bonnes chances de guérison pour son pied. Reste à savoir quel enfoiré de chirurgien a eu la bonne idée de lui dire qu'il allait lui couper la moitié du pied, comme ça sans raison. Ils voulaient lui faire faire un arrêt cardiaque ou quoi? De toute façon il y a des têtes qui vont rouler dans cet hôpital... je vous le dis.

Somme toute, c'est un exemple de vie pour moi. Je pense à tous ceux et celles qui ont perdu leur papa récemment ou il y a plus longtemps et je leur adresse toute mon affection. Chaque jour, chaque minute est un cadeau, profitons au plus de ceux que nous aimons (j'aurais pu faire gourou dans une secte, lol!).

Et si toutes ces choses ne sont pas positives, entre traitement lourd et mauvaises nouvelles, je pense que je reste chanceuse, car je vois encore le bon côté des choses. J'écris, car le jour où je n'irai pas bien j'aurai besoin de paroles convaincantes, de mes paroles convaincantes et je n'aurai qu'à me relire.

A cet instant je pense à un tas de personnes qui se retrouvent bloquées dans leur vie, submergés par le chagrin, j'aimerais pouvoir apporter mon aide et mon soutien, mais il y a deux choses importantes qu'il ne faut pas oublier: la première accepter qu'on vous aide, la seconde vous aidez vous-même, autrui ne peut pas le faire pour vous.

De mon côté j'ai essayé de croire en l'amour. Je me suis heurtée à une illusion. J'ai eu mal et j'ai également eu de la peine, mais je crois que celle qui est le plus à plaindre c'est cette jeune femme qui ne sait pas que celui qu'elle aime est loin d'être celui qu'elle croit. De quel droit anéantirai-je son bonheur? D'aucun droit. Elle a le droit de savoir, mais elle n'est pas obligée de savoir.

J'ai aimé c'est pourquoi j'ai péché. J'ai repoussé au plus loin mes limites et mes principes, pour ce que je croyais être de l'amour. En retour j'ai eu du désir et je crois même de la convoitise, mais pas d'amour. Finalement, j'ai dit ce que j'avais sur le c½ur et ça va mieux. J'oublie lentement les sentiments qui m'animaient, jusqu'à ce que toute trace d'affection envers cette personne disparaisse. Qu'il vive sa "vie d'emprunt" comme j'aime plaisanter à le dire. Qu'il vive son amour restreint, un jour viendra où face à sa solitude et à soi-même il ne pourra plus se dérober.

Je lui souhaite du bonheur, mais je crains que l'illusion prenne le pas sur la passion.

Et moi, suis-je bien maline? Effacer les traces de la moindre affection, qui peut faire ça? On peut essayer, c'est déjà ça. L'entreprise est déjà couronnée de succès d'une certaine manière, je n'ai plus de peine et l'envie de croire en de nouvelles choses.

Ah j'y viens enfin, jeune homme qui hante mes nuits, qui revêt les allures des héros de mes livres... et si pour une fois c'était vraiment quelqu'un de bien? :) Heu avec un caractère de cochon! Oui je parle, moi au moins je l'avoue que je ne suis pas toujours facile à vivre!!! Lol.

Je n'en reviens pas, c'est comme si on était déjà ensemble, mais on ne l'est pas. On rit, on discute, on parle de tout, on a même eu une petite dispute et à chaque fois que j'ai de ses nouvelles, je suis toute chose... c'est vraiment bizarre tout ça. Je me pose une foule de questions, comment lui plaire, quoi faire, quoi dire... et puis finalement à la seconde où je lui parle je ne pense plus à tout ça. J'aimerais me raisonner, me dire qu'il n'y a là rien de réel et pourtant je suis bien réelle et lui aussi. Ah que faire? Attendre ou ne pas attendre, telle est la question... de toute façon, il semblerait que je n'ai pas le choix...

En attendant je vais travailler, bonne journée à tous...
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# Posté le mardi 04 mars 2008 04:26

Un prince charmant virtuel?

Il pleut, on est lundi, je m'ennuie et je n'ai aucune envie de travailler. Je crois que ça pourrait résumer l'intégralité de ma journée, des heures à venir et l'état d'esprit dans lequel je suis.

Ah un bon petit coup de blues, ça faisait longtemps... Sortez le banjo, les mouchoirs en tissus à carreaux blancs et rouges, la glace à la pistache et de l'alcool... vous ne saviez pas que ce sont là les ingrédients d'un antidépresseur fait-maison, qui fonctionne de manière aléatoire certes, mais qui fonctionne...

Et maintenant vous vous demandez sûrement qu'est-ce qui a pu déclencher mon coup de cafard, une rupture en stock de Baygon pardi! Il s'avère que le temps maussade y est un peu pour quelque chose, le manque de sommeil de ces dernières semaines aussi et mon côté valétudinaire n'y arrange rien... Ok, ok, c'est vrai il y a un garçon sous cette histoire, mais n'allez même pas vous imaginez des trucs fous, car non il n'y a rien du tout, voilà bien tout le problème.

Alors je ne comprends plus rien ce coup-ci, c'est incroyable, tu rencontres un mec génial, sympa, drôle, mignon en plus, avec qui ça passe super bien et en fait, il y a un "je ne sais quoi" qui fait que finalement, ben disons que, on ne sait pas trop pourquoi, mais c'est-à-dire que, ben qu'il ne se passe rien justement!!!

Je pourrai éventuellement revêtir la tenue de Xénia la Guerrière, crier "à l'attaque" avec le peu de voix (sensuelle bien sûr) qui me reste pour ensuite assaillir le bellâtre. Mais non.

Il pourrait le faire aussi... mdr heu pas la même tenue s'il vous plaît...

Vous vous rappelez peut-être de la description du prince charmant, que j'ai faite il y a 150 pages dans ce blog et bien il y correspond, outre le fait qu'il soit quelque peu rustre le matin, je ne parle même pas en mon nom à ce sujet... (quoi comment, moi irritée le matin? Du tout, vous rêvez, je suis un monstre!!!!!!) Bref, voilà que je m'incline devant la triste loi de Murphy, eh oui, ou c'est tout, ou c'est rien, l'embarras du choix!

N'empêche, c'était chouette d'y croire quelques temps, ça faisait du bien, même si c'était une illusion. Ô alter-ego, existes-tu dans ce monde de follows (follow = fou, pour les incultes :p )? Oui, entends-je murmurer, oui mais pas encore, c'est pour te faire chier... super Jeanne, t'entends vraiment que des conneries...

Changement de stratégie, après avoir écumé et sillonné toute sorte d'endroits, j'avais quelque peu freiné ma recherche, enfin si on peut appeler ça une recherche de passer 10 minutes par semaine sur internet et de jeter 3 sourires dans la foule du tram. Du coup j'ai réfléchi et je me suis rendue compte que je n'étais absolument plus communicative et ouverte comme auparavant (il y a quelques années). Cela dit ma bonne humeur traditionnelle et ma facilité à approcher les gens reviennent depuis peu et cela grâce à d'importants changements.

Quel bonheur en fait, de retrouver le goût aux sorties, aux discussions avec les inconnus (si, si, les 3 humoristes là!) à toutes ces situations impromptues qui vous pimentent la vie.

Oui sauf que là, malgré tout ça, il n'y a qu'un seul jeune homme qui me tourne dans la tête, ça virevolte et ça tourne, aïe, aïe, aïe, en plus je crois qu'il est fâché... hum! Je l'ai fâché... parce que je suis incapable d'être tranquille quand j'ai le béguin et que je me suis mal fait comprendre. Oh je pourrai détailler tout le truc que ça n'y changerait absolument rien et je prierai encore longtemps pour qu'il me fasse signe de vie... je vais finir avec les doigts incrustés dans le clavier, surmontés de toiles d'araignée... et peut-être un jour m'aura-t-il fait signe de vie, pour m'envoyer un faire-part de son mariage... aaaaahhhhhhhh!!!

Non, non, non, il était une fois un prince charmant virtuel qui amusait virtuellement une princesse, qui riait plus que virtuellement et qui aurait espéré un peu plus que des actes virtuels... finalement ils se marièrent virtuellement, eurent une nuit de noces torride et virtuelle, eurent beaucoup d'enfants virtuels: Jeronimo67 et Lucie24 et vécurent virtuellement heureux jusqu'à la fin de leur jours... quelle belle histoire virtuelle... snif!

Bon je vais me donner à fond dans le travail, ça m'évitera de penser à tous ces tracas, j'espère qu'il ne restera pas fâché, car sinon ce n'est pas le prince auquel je crois.
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# Posté le lundi 03 mars 2008 08:01