A tous, à personne,
on me posa la question dernièrement, si je croyais au destin ou si les événements n'étaient qu'un enchaînement de hasards. A cette question difficile je répondis, que je pensais que certains événements doivent effectivement arriver, ils ne sont pas prévus, mais prévisibles, un gros fumeur qui s'étonne un jour d'avoir le cancer des poumons, un jeune conducteur alcoolique qui finit tétraplégique, et puis ces événements, qui se produisent tout de même, alors que l'un ne fume pas, l'autre ne boit pas et pourtant ces mêmes malheurs arrivent.
Parfois du fait d'une certaine hypersensibilité, ou de je ne sais quoi en fait, on peut un peu savoir ce qui va se produire, rien à voir avec des médiums bon marché qui courent les petites annonces des journaux gratuits, simplement un feeling, une image, une intuition. Et puis heureusement les choses ne s'accomplissent pas toujours comme prévu, signe que le so-called "destin" n'est finalement pas figé, à se demander ensuite qui y change quoi, mais là je me replie sur l'effet papillon, l'effet de groupe, de masse, de tout un chacun.
Alors oui on peut agir sur nos existences, mais nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous n'avons pas le droit de vie ou de mort.
Et puis voilà qu'un jour, à force de souffrance et de blessures, on ne croit plus à l'amour et à ces sentiments étouffés qui pourrissent à l'intérieur de vous. Les rencontres s'enchaînent, passent et trépassent, comme les saisons d'une époque révolue.
Et voilà qu'un regard, des mots, un sourire, un ensemble de choses vous font tomber amoureux au premier regard d'une personne que vous n'attendiez plus, à laquelle vous ne croyiez plus.
Sauf que cette personne souffre, elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle essaie d'être honnête, elle peut aussi être blessante, et là où votre c½ur s'est remis à vibrer, à ce même endroit une déchirure profonde et sanglante vous rappelle toutes les douleurs d'une vie.
Par amour, oui par amour, la patience, la tolérance et surtout l'abnégation prennent place. L'amour est-ce attendre? Est-ce se faire attendre? Je ne crois pas.
Chacun a besoin de son temps pour se remettre de ses souffrances, pour être capable d'y faire face et aller de l'avant, mais si cette personne si spéciale et unique, se complait dans son malheur et ne souhaite pas devenir heureuse, faut-il pour autant, peut-être en vain l'attendre?
Non, je ne crois pas.
Le c½ur meurtri et l'âme éraflée, on se pose vraiment la question, du pourquoi on vous enlève le couvercle sur votre pot, mais pourquoi. La réponse restera peut-être un mystère et je ne suis pas sûre que le pourquoi y change quelque chose, car le résultat n'en changera pas, à quoi me sert l'équation, si je ne peux changer le résultat?
Restons amis alors, pour être sûrs de garder le contact, de savoir quelque chose l'un de l'autre, pour ne pas oublier ce qui a été réveillé... Foutaise, prolongement de la souffrance et finalement d'un manque de respect cruel et injuste envers soi-même et rien que soi-même!
Et puis voilà une autre rencontre, une personne que jadis j'aurais pu caractériser de "trop bien pour moi", si, si, mais voilà où est passée l'étincelle, le petit truc qui fait toute cette putain de différence?
Avec le temps, oui avec le temps peut-être s'aimera-t-on avec sincérité, respect, tendresse et amour. Si seulement on pouvait le savoir.
Choisir une vie plus stable, qui va de l'avant contre une hésitation latente et présente, le choix semble pourtant si simple. Il ne l'est pas.
Le c½ur souffre encore et encore et pour lui donner un peu de baume, on passe vite, on se jette dans un vide ou dans un plein, que sais-je.
Je ne veux plus souffrir, mais je veux encore moins faire souffrir. Je cherche un pardon vain, pour des actes qui sont passés et d'autres à venir. Mais ce pardon est tellement vain, qu'il faut comprendre que le seul qui soit, c'est celui de soi à soi. Arriverai-je à me pardonner? Je m'aime c'est déjà un grand pas.
Arrêtons l'illusion du "on a ce qu'on mérite" car c'est complètement faux , pour en revenir à ce non-fumeur qui a le cancer du poumon, ou ce jeune automobiliste prudent paralysé.
Je mérite pourtant de bonnes choses, si je ne me les autorise pas, qui le fera?
Je voudrais tant déjà l'aimer, tant continuer ma belle quête du bonheur sur cette route sinueuse qui me propose peines et joies, le contraste permettant de les savourer les uns et les autres.
Alors pourquoi destin, vie ou mon existence me mènent-elles à ces mêmes personnes qui constituent ma perte? Serait-ce un test, comment savoir si c'est une bonne personne ou une mauvaise. Attendre toujours attendre et moi qui perd espoir et patience... qui perd amour et raison.
Je veux aimer, je veux oui putain je le veux tant. Mais il n'est pas bon, il n'est pas mauvais, il est complètement perdu et il m'a perdue également. Me suis-je perdue? Non, j'ai simplement du mal à me retrouver et à cette heure tardive sans plus aucune autre drogue que la nicotine je réfléchis à un dernier verre de vodka, à une bouffée de cigarette, à un peu plus de baume autour de ce c½ur meurtri.
Pourtant les choses vont mieux qu'il n'y paraît, ok pas de travail, pas de relation sérieuse, pas, pas, pas, mais une rentrée pécuniaire, un début de relation, une santé coopérative et un tri amical sanglant et difficile, mais tellement nécessaire.
Vous qui vous arrêtez sur des minables petits coups du sort, vous qui vous complaisez dans une douleur vaine qui ne vous mène nulle part, qui vous freine, qui vous fait faire incessamment machine arrière, à vous, je ne suis pas des vôtres.
Ma solitude l'emportera, mes choix en découleront et dans mon immense tristesse ce soir, je ne souhaite qu'une seule chose, finalement le bonheur de ceux que j'aime. De celui que j'aime, que j'aimais, que je désaimerai.
Une larme serait bénéfique, elle ne vient pourtant pas, elle reste à l'intérieur de moi. A quoi me servirait de pleurer pour ça, pour lui, c'est déjà fait, pour moi? Pour moi? Je n'y arrive pas, ni les grands plaisirs, ni les grandes tristesses, pffffff, ça nique, ça fait trop mal, je ne veux pas, je ne peux pas.
Ma quête n'est pas achevée, elle se confond avec mes émotions et mes sentiments ressuscités, avec ces bribes d'espoir et ce goût amer qui tranche mon gosier.
Je t'aime. Je l'ai dit, je le pense. Et en fait, je ne te hais pas, pire je réussirai à t'oublier. Je l'espère en tout cas.
Apprendre à se protéger soi-même, voilà une bien bonne idée. Pause vodka. Je reviens.
...
Doux breuvage alcoolisé qui parcourt mes veines pour réchauffer mon c½ur, mais tout reste si froid, si inanimé, sans toi je craignais de ne plus exister, c'est bien plus tu me fais subsister.
Et je connais l'issue, tu n'es pas une solution, tu es une abnégation, une négation, et tu ne me mènes nulle part, à part au désespoir, pour ça je n'ai pas besoin de toi.
Retrouve toi, retrouve moi, reviens vers moi tant j'ai espéré un jour te reconnaître et maintenant c'est moi qui choisis, qui fuis. Une protection? D'une certaine façon.
J'ai envie de fumer, j'ai envie de boire, j'ai envie d'exister et encore d'y croire, mais la nuit est froide et lourde, mon c½ur, mes entrailles, tout est si lourd et difficile à porter, je vais m'envoler un peu, demain est un autre jour et je sais que même si tout n'ira pas de suite mieux, je garderai pour moi un petit morceau tombé des cieux, un cadeau, celui de t'avoir connu sans me poser la question au final si pour moi tu es mauvais ou bon, tu es ce que tu es. Et peut-être que grâce à cela je pourrai mieux vivre, une autre vie, avec un autre ami, avec une personne douce et aimante qui serait prête à me donner, ce que peut-être jamais tu ne pourras lâcher, mais ça pour l'instant je crois que jamais je ne le saurai. Il faut se résigner.
Je voudrais encore et toujours comprendre, mais putain pourquoi comprendre, quoi comprendre, ça ne sert à rien, strictement à rien et pourtant je sais qu'un jour tout va changer... Quand j'aurai fini de t'aimer, tu vas m'aimer, ce sera trop tard et j'en ai déjà toute la lourdeur et l'amertume qui en envahit mon être.
Je vais aller de l'avant, tu t'es arrêté, un autre m'emmènera, et moi je continue ma route. Qui sait un jour peut-être on se recroisera.
on me posa la question dernièrement, si je croyais au destin ou si les événements n'étaient qu'un enchaînement de hasards. A cette question difficile je répondis, que je pensais que certains événements doivent effectivement arriver, ils ne sont pas prévus, mais prévisibles, un gros fumeur qui s'étonne un jour d'avoir le cancer des poumons, un jeune conducteur alcoolique qui finit tétraplégique, et puis ces événements, qui se produisent tout de même, alors que l'un ne fume pas, l'autre ne boit pas et pourtant ces mêmes malheurs arrivent.
Parfois du fait d'une certaine hypersensibilité, ou de je ne sais quoi en fait, on peut un peu savoir ce qui va se produire, rien à voir avec des médiums bon marché qui courent les petites annonces des journaux gratuits, simplement un feeling, une image, une intuition. Et puis heureusement les choses ne s'accomplissent pas toujours comme prévu, signe que le so-called "destin" n'est finalement pas figé, à se demander ensuite qui y change quoi, mais là je me replie sur l'effet papillon, l'effet de groupe, de masse, de tout un chacun.
Alors oui on peut agir sur nos existences, mais nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous n'avons pas le droit de vie ou de mort.
Et puis voilà qu'un jour, à force de souffrance et de blessures, on ne croit plus à l'amour et à ces sentiments étouffés qui pourrissent à l'intérieur de vous. Les rencontres s'enchaînent, passent et trépassent, comme les saisons d'une époque révolue.
Et voilà qu'un regard, des mots, un sourire, un ensemble de choses vous font tomber amoureux au premier regard d'une personne que vous n'attendiez plus, à laquelle vous ne croyiez plus.
Sauf que cette personne souffre, elle ne sait pas ce qu'elle veut, elle essaie d'être honnête, elle peut aussi être blessante, et là où votre c½ur s'est remis à vibrer, à ce même endroit une déchirure profonde et sanglante vous rappelle toutes les douleurs d'une vie.
Par amour, oui par amour, la patience, la tolérance et surtout l'abnégation prennent place. L'amour est-ce attendre? Est-ce se faire attendre? Je ne crois pas.
Chacun a besoin de son temps pour se remettre de ses souffrances, pour être capable d'y faire face et aller de l'avant, mais si cette personne si spéciale et unique, se complait dans son malheur et ne souhaite pas devenir heureuse, faut-il pour autant, peut-être en vain l'attendre?
Non, je ne crois pas.
Le c½ur meurtri et l'âme éraflée, on se pose vraiment la question, du pourquoi on vous enlève le couvercle sur votre pot, mais pourquoi. La réponse restera peut-être un mystère et je ne suis pas sûre que le pourquoi y change quelque chose, car le résultat n'en changera pas, à quoi me sert l'équation, si je ne peux changer le résultat?
Restons amis alors, pour être sûrs de garder le contact, de savoir quelque chose l'un de l'autre, pour ne pas oublier ce qui a été réveillé... Foutaise, prolongement de la souffrance et finalement d'un manque de respect cruel et injuste envers soi-même et rien que soi-même!
Et puis voilà une autre rencontre, une personne que jadis j'aurais pu caractériser de "trop bien pour moi", si, si, mais voilà où est passée l'étincelle, le petit truc qui fait toute cette putain de différence?
Avec le temps, oui avec le temps peut-être s'aimera-t-on avec sincérité, respect, tendresse et amour. Si seulement on pouvait le savoir.
Choisir une vie plus stable, qui va de l'avant contre une hésitation latente et présente, le choix semble pourtant si simple. Il ne l'est pas.
Le c½ur souffre encore et encore et pour lui donner un peu de baume, on passe vite, on se jette dans un vide ou dans un plein, que sais-je.
Je ne veux plus souffrir, mais je veux encore moins faire souffrir. Je cherche un pardon vain, pour des actes qui sont passés et d'autres à venir. Mais ce pardon est tellement vain, qu'il faut comprendre que le seul qui soit, c'est celui de soi à soi. Arriverai-je à me pardonner? Je m'aime c'est déjà un grand pas.
Arrêtons l'illusion du "on a ce qu'on mérite" car c'est complètement faux , pour en revenir à ce non-fumeur qui a le cancer du poumon, ou ce jeune automobiliste prudent paralysé.
Je mérite pourtant de bonnes choses, si je ne me les autorise pas, qui le fera?
Je voudrais tant déjà l'aimer, tant continuer ma belle quête du bonheur sur cette route sinueuse qui me propose peines et joies, le contraste permettant de les savourer les uns et les autres.
Alors pourquoi destin, vie ou mon existence me mènent-elles à ces mêmes personnes qui constituent ma perte? Serait-ce un test, comment savoir si c'est une bonne personne ou une mauvaise. Attendre toujours attendre et moi qui perd espoir et patience... qui perd amour et raison.
Je veux aimer, je veux oui putain je le veux tant. Mais il n'est pas bon, il n'est pas mauvais, il est complètement perdu et il m'a perdue également. Me suis-je perdue? Non, j'ai simplement du mal à me retrouver et à cette heure tardive sans plus aucune autre drogue que la nicotine je réfléchis à un dernier verre de vodka, à une bouffée de cigarette, à un peu plus de baume autour de ce c½ur meurtri.
Pourtant les choses vont mieux qu'il n'y paraît, ok pas de travail, pas de relation sérieuse, pas, pas, pas, mais une rentrée pécuniaire, un début de relation, une santé coopérative et un tri amical sanglant et difficile, mais tellement nécessaire.
Vous qui vous arrêtez sur des minables petits coups du sort, vous qui vous complaisez dans une douleur vaine qui ne vous mène nulle part, qui vous freine, qui vous fait faire incessamment machine arrière, à vous, je ne suis pas des vôtres.
Ma solitude l'emportera, mes choix en découleront et dans mon immense tristesse ce soir, je ne souhaite qu'une seule chose, finalement le bonheur de ceux que j'aime. De celui que j'aime, que j'aimais, que je désaimerai.
Une larme serait bénéfique, elle ne vient pourtant pas, elle reste à l'intérieur de moi. A quoi me servirait de pleurer pour ça, pour lui, c'est déjà fait, pour moi? Pour moi? Je n'y arrive pas, ni les grands plaisirs, ni les grandes tristesses, pffffff, ça nique, ça fait trop mal, je ne veux pas, je ne peux pas.
Ma quête n'est pas achevée, elle se confond avec mes émotions et mes sentiments ressuscités, avec ces bribes d'espoir et ce goût amer qui tranche mon gosier.
Je t'aime. Je l'ai dit, je le pense. Et en fait, je ne te hais pas, pire je réussirai à t'oublier. Je l'espère en tout cas.
Apprendre à se protéger soi-même, voilà une bien bonne idée. Pause vodka. Je reviens.
...
Doux breuvage alcoolisé qui parcourt mes veines pour réchauffer mon c½ur, mais tout reste si froid, si inanimé, sans toi je craignais de ne plus exister, c'est bien plus tu me fais subsister.
Et je connais l'issue, tu n'es pas une solution, tu es une abnégation, une négation, et tu ne me mènes nulle part, à part au désespoir, pour ça je n'ai pas besoin de toi.
Retrouve toi, retrouve moi, reviens vers moi tant j'ai espéré un jour te reconnaître et maintenant c'est moi qui choisis, qui fuis. Une protection? D'une certaine façon.
J'ai envie de fumer, j'ai envie de boire, j'ai envie d'exister et encore d'y croire, mais la nuit est froide et lourde, mon c½ur, mes entrailles, tout est si lourd et difficile à porter, je vais m'envoler un peu, demain est un autre jour et je sais que même si tout n'ira pas de suite mieux, je garderai pour moi un petit morceau tombé des cieux, un cadeau, celui de t'avoir connu sans me poser la question au final si pour moi tu es mauvais ou bon, tu es ce que tu es. Et peut-être que grâce à cela je pourrai mieux vivre, une autre vie, avec un autre ami, avec une personne douce et aimante qui serait prête à me donner, ce que peut-être jamais tu ne pourras lâcher, mais ça pour l'instant je crois que jamais je ne le saurai. Il faut se résigner.
Je voudrais encore et toujours comprendre, mais putain pourquoi comprendre, quoi comprendre, ça ne sert à rien, strictement à rien et pourtant je sais qu'un jour tout va changer... Quand j'aurai fini de t'aimer, tu vas m'aimer, ce sera trop tard et j'en ai déjà toute la lourdeur et l'amertume qui en envahit mon être.
Je vais aller de l'avant, tu t'es arrêté, un autre m'emmènera, et moi je continue ma route. Qui sait un jour peut-être on se recroisera.
